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Une histoire de sorcellerie (2 de 2)
Le premier manuscrit de l’histoire des Langlois est maintenant terminé après plus de trois ans de recherches et de rédaction. L’étape des relectures pour corrections finales débute maintenant et devrait durer quelques mois. À partir de maintenant, ce site, qui accompagne ce projet généalogique de nos familles, deviendra plus actif avec un article par semaine, question de vous permettre de lire des extraits du livre avant sa publication et ce, quelques pages à la fois, particulièrement pour ceux et celles qui pourront être intimidés par un bouquin de quelque 600 pages en 35 chapitres.
Ce deuxième extrait complète l’article de la semaine dernière. Tous les deux reproduisent la totalité du chapitre 15. Cette section du livre passe en revue les différentes familles-souches des Langlois car les Langlois ne sont pas tous parents. La nôtre est celle de Nicolas Langlois de Neuville. Cette histoire de sorcellerie raconte les débuts plutôt mouvementés en Nouvelle-France de la lignée d’Honoré Langlois.
Sous une forme légèrement modifiée, ce chapitre a déjà été publié l’hiver dernier dans la revue L’Entraide généalogique de la Société de généalogie des Cantons-de-l’Est. D’autres chapitres sont déjà prévus pour publication dans d’autres revues historiques ou généalogiques au cours de la prochaine année.
La photo de la banderolle qui accompagnera ces extraits du livre est celle de mon arrière-grand-père, Georges Langlois, décédé en novembre 1944.
Temps de lecture estimé – 15 minutes
Cliquez sur cet hyperlien pour d’abord lire la première partie si vous l’avez manqué la semaine dernière.
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Honoré Langlois dit LaChapelle, dit Croustille, et Marie Pontonnier (2e partie)
Le couple porte alors plainte devant la justice contre le sorcier. La population se passionne pour cette histoire juteuse et finalement la cour donne raison au couple. René Besnard est condamné à 300 livres d’amende et il sera banni de Ville-Marie et interdit à moins de trente lieux, soit environ 150 kilomètres.
Même si ce ‘’châtiment’’ peut sembler une douce revanche pour le couple, la sentence se veut bien banale considérant les conséquences du maléfice. En fait, l’essentiel du problème est toujours bien présent : le nouement de l’aiguillette fait son œuvre. Impossible de consommer le mariage… et ce, pendant trois longues années. À ce moment, puisque les règles de l’Église rendent la chose maintenant possible, Marie Pontonnier se résout à demander l’annulation du mariage.
La prochaine photo illustre la décision de l’évêque de Québec qui annulera le mariage pour cause ‘’d’impuissance perpétuelle causée par maléfice’’.
Voici le texte de cette décision de l’Église :
‘’Charles de Lauzon, seigneur de Charny, prêtre et Officiel de Monseigneur l’illustrissime et révérendissime évêque de Pétrée apostolique en Canada, pays de la Nouvelle-France, après avoir fait les poursuites et enquêtes nécessaires, et les trois années requises par les Sacrés Canons s’étant écoulées depuis la célébration du mariage contracté en l’année 1657 au commencement du mois d’août entre Mre Pierre Gadois, armurier, fils de Mre Pierre Gadois et Louise Mauger de la paroisse de Ville-Marie d’une part, et de Marie Pontonnier, fille de Mre Urbin Pontonnier et Félice Janin de la paroisse Saint-Vincent en Anjou d’autre part, sans que lesdites parties aient pu consommer le mariage même après la réitération de la bénédiction nuptiale faite par mon susdit seigneur, (a) déclaré le susdit mariage nul et invalide pour et à cause (de) l’impuissance perpétuelle causée par maléfice, et ensuite permis aux susdites parties de se marier et pouvoir (vivre) où il leur (semblera) bon être.’’

Déclaration de nullité du mariage de Marie Pontonnier et de Pierre Gadois, le 31 août 1660.
Je passe par-dessus bien d’autres développements puisqu’il faudra bien en arriver un jour à l’ancêtre Honoré Langlois qui semble un peu oublié dans toute cette histoire. Personne ne se doute de la conclusion…
Notre impuissant Pierre Gadois qui est sûrement bien échaudé par une telle expérience n’est pas pressé de se remarier. Il se remariera quand même cinq ans plus tard avec Jeanne Besnard ce qui est un peu ironique. Ce n’est pas avec un tel nom qu’il pourra oublier son histoire mais on dit qu’elle n’a aucun lien de parenté avec le sorcier de son premier mariage. C’est ainsi que le nouveau couple vivra heureux et aura… beaucoup, beaucoup d’enfants! Quatorze enfants pour être exact entre 1666 et 1686. Rien de moins ! Étonnant quand même !
Les malheurs de la pauvre Marie Pontonnier ne s’arrêteront pas là. La malchance continuera de s’acharner sur elle. Elle se mariera alors avec un certain Pierre Martin à peine quelques mois plus tard, le 3 octobre 1660. Cependant, leur union sera de courte durée puisqu’il meurt à peine quatre mois plus tard, assassiné par les Iroquois au cours d’une embuscade. On ne retrouvera son corps que trois mois plus tard, décapité… Sans le savoir, il laisse son épouse enceinte de leur premier enfant.
C’est ainsi qu’entre finalement en scène notre ancêtre Honoré Langlois. Finalement, dirons certains. Il l’épouse à peine six mois après l’assassinat de son deuxième mari, soit le 5 décembre 1661. Elle en est donc déjà à son troisième mariage… alors qu’elle a à peine 18 ans. L’enfant de son deuxième mariage, une fille, naîtra quelques semaines avant son troisième mariage avec Langlois, soit le 9 novembre. Elle se nommera Marie Martin mais Honoré Langlois l’adoptera légalement et elle vivra avec le reste de la famille. Elle va mourir quand même jeune, à l’âge de 25 ans, le 24 octobre 1687 en laissant dans le deuil son mari d’un tout récent mariage et une jeune enfant âgée d’à peine 1 an, prénommée Marie-Barbe.
Honoré Langlois est alors âgé de 30 ans et on ne sera pas surpris d’apprendre qu’il apportera une vie plus tranquille à sa nouvelle épouse. Leur union durera presque 50 ans. Ils auront 10 enfants, dont quatre sont morts en très bas âge, soit Honoré, Antoine, Joseph et Antoine (bis!).
Quelques années après leur mariage, en 1669, Honoré Langlois obtient une nouvelle terre à Pointe-aux-Trembles de la part des Sulpiciens, une petite communauté encore naissante au bout de l’Île de Montréal. Il vendra ensuite pour 360 minots de grain sa terre de Ville-Marie pour se relocaliser définitivement à Pointe-aux-Trembles. Il sera ainsi l’un des premiers pionniers qui développeront ce nouveau territoire que l’on veut peupler. Une vingtaine d’années plus tard, en 1690, leur maison sera incendiée par les Iroquois et on devra la reconstruire. C’est cette nouvelle maison que l’on peut encore voir de nos jours et que j’ai montré dans le premier article.
C’est à cet endroit que le couple va mourir. Honoré décèdera le 12 décembre 1709 à l’âge de 78 ans. Quant à elle, Marie Pontonnier le rejoindra une dizaine d’années plus tard. Elle s’éteint le 7 janvier 1718 à l’âge de 74 ans.
En plus de leurs dix enfants, on leur attribue 48 petits-enfants, malgré le fait que quatre de leurs enfants n’ont pas atteint la majorité.

Acte de mariage entre Honoré Langlois et Marie Pontonnier daté du 5 décembre 1661 à Montréal. Il avait 30 ans et elle en avait 18… et elle en était déjà à son troisième mariage. Source : Généalogie Québec.
Cette famille-souche Langlois est encore active et produit encore des descendants de nos jours.
Les documents historiques réfèrent généralement Honoré Langlois à ‘’Honoré Langlois dit Lachapelle’’ et à ‘’Honoré Langlois dit Croustille’’. Tout au long de mes recherches, je me suis demandé d’où venait le nom de Croustille qui ne semblait pas au cœur de son histoire. J’ai finalement trouvé : ‘’… à cause des histoires croustillantes que l’on se racontait dans les chaumières au sujet du passé conjugal de son épouse.’’
On pensera peut-être que j’ai inventé toute cette histoire mais vous pouvez vérifier. Elle a même fait l’objet d’un livre en anglais il y a quelques années et même d’une pièce de théâtre dans les années 1970, créée à l’origine par le Théâtre de la Manufacture de Montréal au Théâtre Centaur et intitulée ‘’Marie Pontonnier, fille du Roi’’. L’auteur prend un raccourci avec l’histoire en choisissant le titre de sa pièce. Elle n’était pas Fille du Roy mais plutôt Fille à Marier mais peu de gens sauront faire la différence.
Une histoire qui a marqué la petite histoire de la Nouvelle-France et qui est reliée aussi à l’histoire des Langlois.
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Sources bibliographiques principales et ressources complémentaires
- Famille Lachapelle, par André Leroux, C’est votre histoire en Amérique, janvier 2018
- Fille à marier, Marie Pontonnier, par Marielle Paiement, Revue ‘’Le Patrimoine’’, Société d’histoire et de généalogie du Granit, Volume 13, numéro 3, été 2017
- Honoré Langlois dit Lachapelle, Pionnier de Montréal, Les Langlois d’Amérique – 25 ans de rassemblements (1984-2009), Bulletin ‘’Les Langlois d’Amérique’’, Numéro 28, décembre 2011
- Généalogie Québec
- Généalogie du Québec et d’Amérique française
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Une histoire de sorcellerie
Le premier manuscrit de l’histoire des Langlois est maintenant terminé après plus de trois ans de recherches et de rédaction. L’étape des relectures pour corrections finales débute maintenant et devrait durer quelques mois. À partir de maintenant, ce site qui accompagne ce projet généalogique de nos familles, deviendra plus actif avec un article par semaine, question de vous permettre de lire des extraits du livre avant sa publication et ce, quelques pages à la fois, particulièrement pour ceux et celles qui pourront être intimidés par un bouquin de quelque 600 pages et 35 chapitres.
Ce premier extrait, ainsi que le prochain, reproduisent la totalité du chapitre 15. Cette section du livre passe en revue les différentes familles-souches des Langlois car les Langlois ne sont pas tous parents. La nôtre est celle de Nicolas Langlois de Neuville. Cette histoire de sorcellerie raconte les débuts plutôt mouvementés en Nouvelle-France de la lignée d’Honoré Langlois.
Sous une forme légèrement modifiée, ce chapitre a déjà été publié l’hiver dernier dans la revue L’Entraide généalogique de la Société de généalogie des Cantons-de-l’Est. D’autres chapitres sont déjà prévus pour publication dans d’autres revues historiques ou généalogiques au cours de la prochaine année.
La photo de la banderolle qui accompagnera ces extraits du livre est celle de mon arrière-grand-père, Georges Langlois, décédé en novembre 1944.
Temps de lecture estimé – 15 minutes
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Honoré Langlois dit LaChapelle, dit Croustille, et Marie Pontonnier (1ère partie)
Au moment de me documenter sur la vie d’Honoré Langlois dit Lachapelle, dit Croustille, pour les fins de ce chapitre, j’avoue ne rien savoir sur sa vie ou sur son importance (ou pas) dans l’histoire des Langlois en Nouvelle-France. Il s’agit d’une famille-souche très minoritaire chez les Langlois, autant sinon davantage que celle de notre ancêtre Nicolas Langlois. Cette lignée est encore active de nos jours avec une descendance qui était et est toujours concentrée dans la région de Montréal. À travers les générations, on peut noter entre autres des concentrations autour de Repentigny, de la région du Richelieu et celle de Sorel. Contrairement à tout ce que nous avons discuté depuis les débuts de ce livre, il s’agit donc de la première fois où une histoire nous éloignera de la région de Québec.
Disons tout d’abord que ce qui retient l’attention et la place de ce couple dans l’histoire est davantage son épouse Marie Pontonnier que cet ancêtre Langlois comme tel. Une histoire surprenante et un peu abracadabrante. Pour vous faire un court résumé qui ne devrait qu’augmenter votre appétit pour les détails, il y aura une hallucinante histoire de sorcellerie qui viendra pourrir le premier mariage de Marie Pontonnier, des Iroquois pour tuer et décapiter son deuxième mari de sorte que lorsque Honoré Langlois la mariera, elle en sera déjà à son troisième mariage… alors qu’elle vient à peine d’avoir 18 ans… et enceinte de plusieurs mois de son deuxième mari assassiné.
Je sais. Cela fait beaucoup à absorber en une seule phrase…. Les détails qui suivent seront encore plus surprenants.
Honoré Langlois a fait sa marque dans la région de Montréal. Encore de nos jours, on peut voir sa maison ancestrale sur sa terre d’origine qui date de plus de 300 ans. Elle est située à l’extrême est de l’Île de Montréal, plus précisément à Pointe-aux-Trembles. Comme on peut le voir sur la photo, il s’agit d’une élégante maison de pierre de deux étages qui a été bien conservée.
Honoré Langlois arrive donc en Nouvelle-France comme soldat du roi Louis XIV. Cependant, il se dit chapelier aux recensements de 1666, 1667 et 1681. Un chapelier est un fabriquant de chapeaux. On en fabriquait dès le début de la colonie. On les exportait même en grandes quantités. Les chapeaux en peaux de castor, en particulier, étaient très populaires en France. Bien qu’il s’agisse de pure spéculation de ma part, sa biographie indique qu’il paie une parcelle de terre en 1658 en argent et en peau de castor. C’est pourquoi on spécule dans les écrits le concernant qu’il est probablement impliqué dans la traite de fourrures. Donc, étant donné qu’il se disait chapelier et que les chapeaux en peau de castor étaient très populaires au début de la colonie, on peut penser qu’il s’agissait d’une ‘’niche’’ à revenus qu’il avait choisi. Mais c’est en tant que soldat qu’il s’amène en Nouvelle-France avec une mission du Roi.

Maison ancestrale d’Honoré Langlois et de Marie Pontonnier à Pointe-aux-Trembles. Source : Les Langlois d’Amérique.
Né à Paris vers 1631, il est le fils de Jean Langlois et de Jacquette Charpentier. Il arrive en 1651, soit une quinzaine d’années après Noël Langlois, le patriarche de la lignée principale des Langlois, mais une quinzaine d’années avant Nicolas Langlois, le premier ancêtre de notre propre famille-souche. En tant que soldat, il arrive à bord d’un des trois navires dont la traversée est liée à Jean Lauzon, qui fut gouverneur de la Nouvelle-France de 1651 à 1657. Très rapidement, il accompagnera Chomedey de Maisonneuve, fondateur de Ville-Marie en 1642 (qui deviendra plus tard Montréal) et dont la fondation est encore toute récente. On dit qu’Honoré Langlois est venu pour faire partie d’un contingent de dix soldats que Lauzon avait promis à Maisonneuve pour protéger Ville-Marie au moment où les Iroquois se faisaient souvent menaçants.
On lui concède une terre le 24 juillet 1654 à Ville-Marie, soit trois ans après son arrivée comme c’était généralement la règle. La terre est située près de ce qui est aujourd’hui la rue McGill à Montréal.

Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, fondateur de Montréal. Source: domaine public. Il se mariera avec Marie Pontonnier le 5 décembre 1661, donc une dizaine d’années après son arrivée. Comme on l’a vu au chapitre 7, c’était donc avant le début du programme des Filles du Roy qui ne commencera qu’en 1663. Les femmes qui venaient en Nouvelle-France à cette époque étaient des ‘’volontaires’’ et on les disait ‘’Filles à Marier’’. Devant l’histoire, c’est ainsi qu’on les distinguera des Filles du Roy. Vérification faite, Marie Pontonnier fait bien partie de la liste officielle des Filles à Marier qui sont arrivées dans la colonie avant 1663.
Née en France en 1643 dans la région de la Sarthe, elle est baptisée le 22 janvier de la même année. On place l’arrivée de Marie Pontonnier en Nouvelle-France en 1656. Tout le monde sera donc surpris par son très jeune âge, soit 13 ans. On ne sait pas ce qui la pousse à quitter la France alors qu’elle est encore une gamine mais on peut supposer qu’elle est devenue orpheline car elle vient sans parents, bien qu’il s’agisse de pure spéculation puisqu’il n’existe pas d’informations à ce sujet. Elle se dirige aussitôt vers Ville-Marie où elle est prise en charge par Jeanne-Mance à l’hôpital de Ville-Marie, comme c’était souvent son rôle.
Elle est la fille d’Urbain Pontonnier et de Félicité Jamin. Elle aurait eu deux frères, soit Charles (baptisé le 14 mars 1644) et Urbain (le 15 février 1646). Le site ‘’The French Canadian Genealogist’’ dans son article sur les Filles à Marier apporte une autre hypothèse concernant cette époque même si cela n’explique pas l’arrivée de Marie Pontonnier à un aussi jeune âge dans ce cas particulier :
‘’Alors pourquoi une femme célibataire au XVIIe siècle voudrait-elle traverser l’Océan et prendre ces énormes risques ? En France, les femmes ne pouvaient pas choisir leur mari. Les mariages arrangés étaient la norme dans toutes les classes de la société, la famille de la mariée devant fournir une dot. Si une fille ne pouvait pas se marier, sa seule autre option était de devenir religieuse ou de travailler comme domestique. En Nouvelle-France, compte tenu du déséquilibre entre les sexes au tout début de la colonie, la plupart des Filles à Marier pouvaient choisir leur mari.’’
Au début de la colonie, l’âge légal pour un mariage était de 14 ans pour les garçons et de 12 ans pour les filles. Devant l’absence systémique de filles disponibles au mariage, Marie est donc courtisée. Elle mariera un certain Pierre Gadois en 1657 mais un ‘’amoureux éconduit’’ – René Besnard – la menace avant son mariage. Il se dit sorcier avec le pouvoir ‘’de nouer l’aiguillette’’ de son futur époux et ainsi la rendre stérile. Nous ne sommes pas experts en aiguillettes mais on peut imaginer ce dont il est question.
On s’éloigne un peu de cet ancêtre Honoré Langlois qui devrait avoir toute notre attention mais considérant les conséquences pour la vie de cet éventuel couple Langlois, il est intéressant de s’arrêter sur cet excellent article de Marielle Paiement qui date de 2017 et qui s’intéresse davantage au sort de Marie Pontonnier que de celui d’Honoré Langlois. Elle explique – presque cliniquement – le sort qui attend Marie Pontonnier face à la menace du sorcier :
‘’Le sorcier, par l’aiguillette, empêchait l’homme ou la femme de transmettre la vie. Ce maléfice date de l’antiquité. Le nouement de l’aiguillette se faisait ordinairement pendant la cérémonie du mariage. Le sorcier opposait aux paroles du prêtre des paroles magiques, en prononçant le nom des deux époux, s’il voulait les ensorceler tous deux, ou seulement le nom du mari ou de la femme, s’il ne voulait en ensorceler qu’un seul. De plus, lorsque le prêtre disait les paroles sacramentelles, celui qui pratiquait le maléfice faisait un ou plusieurs nœuds à un bout de cuir, de laine, de coton ou de soie qu’il tenait à la main, et dès ce moment l’aiguillette était nouée, c’est-à-dire que la consommation du mariage devenait impossible, et restait impossible, et restait impraticable aussi longtemps que le nœud n’était point défait.’’
Ça ne s’invente pas quand même. De plus, il semblerait qu’il existe quand même des façons de se prémunir contre le maléfice :
‘’Pierre dispose d’une vingtaine de moyens pour se défaire du sort qui lui a été jeté, comme porter sa chemise à l’envers, tenir une petite croix de bois à la main ou mettre une bague sous le pied de sa conjointe. D’autres mesures préventives sont non moins pure fantaisie, telles frotter de graisse de loup la porte où habiteront les nouveaux époux, percer un tonneau et faire passer le premier vin qui en sort dans l’anneau de l’épouse (…)’’
Vous en savez déjà plus sur le sujet que notre couple qui ne se doute pas de ce qui l’attend et qui se trouve donc victime de ce maléfice étrange. On se rend vite compte qu’il n’y a rien à faire ! Le maléfice fonctionne.
Le couple porte alors plainte devant la justice contre le sorcier. La population se passionne pour cette histoire juteuse et finalement la cour donne raison au couple. René Besnard est condamné à 300 livres d’amende et il sera banni de Ville-Marie et interdit à moins de trente lieux, soit environ 150 kilomètres.
Même si ce ‘’châtiment’’ peut sembler une douce revanche pour le couple, la sentence se veut bien banale considérant les conséquences du maléfice. En fait, l’essentiel du problème est toujours bien présent : le nouement de l’aiguillette fait son œuvre. Impossible de consommer le mariage… et ce, pendant trois longues années. À ce moment, puisque les règles de l’Église rendent la chose maintenant possible, Marie Pontonnier se résout à demander l’annulation du mariage.
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Suite du chapitre 15 la semaine prochaine.
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Le début d’une prochaine étape
Une petite mise à jour à tous et à toutes.
J’ai débuté ce projet au début de l’an 2021, il y a donc plus de trois ans. L’objectif est de documenter l’histoire de nos familles en trois tomes. D’abord le côté maternel, l’histoire de la famille Langlois, ensuite celle des Paul et finalement dans un troisième tome, celle des familles Boulanger et Blais du côté paternel.
Après m’être un peu éparpillé à travers toutes ces familles, je me suis rendu compte de l’ampleur de l’exercice. Cet éparpillement donnait l’impression de commencer trop de chantiers sans vraiment compléter grand-chose de concret, c’est-à-dire un livre. C’est pourquoi, j’ai décidé l’été dernier de me concentrer sur le livre des Langlois qui était le plus avancé.
Juin 2024.
Bien que quelque 150 à 200 pages sont déjà écrites dans les Tomes 2 et 3, j’en suis maintenant à quelques pages seulement de compléter le livre des Langlois. Enfin! Trois chapitres à compléter d’ici la fin du mois de juin avant d’entreprendre un long processus de relectures et de corrections au cours des prochains mois. Avec comme objectif de publier autour de Noël.
Le résultat final ? Un bouquin d’environ 600 pages, sur 32 chapitres. Avec une trame narrative qui se lit un peu comme un roman mais avec des tonnes d’informations réelles, issues de milliers d’heures de recherches et de rédaction sur les 350 ans de l’histoire de notre famille Langlois en Amérique depuis le premier colon – Nicolas Langlois – arrivé vers 1665.
Un voyage qui devrait en intéresser plus d’un le moindrement intéressé à l’histoire de cette famille et surtout pour mieux comprendre d’où l’on vient.
De mon côté, chaque nouveau chapitre amenait la même crainte de la feuille blanche. Et si je ne trouvais pas grand chose à dire sur ces nouveaux personnages ? Et pourtant, au final, chaque chapitre contient son lot de découvertes uniques souvent surprenantes telles que l’un de nos ancêtres épousant une amérindienne et les grands-parents de Georges (père) étant enterrés dans l’église de Saint-Casimir, dans l’allée du milieu. Très souvent, j’étais le premier surpris avec des Wow! à répétition. Durant ces moments, j’ai souvent pensé à grand-papa Georges en me disant qu’il aurait probablement suivi de très près tout ce que je découvrais.
Gertrude et Georges nous ont quitté il y aura exactement 25 ans le mois prochain. Ce sera l’occasion pour toute la famille Langlois de se rencontrer alors que beaucoup d’entre nous ne se sont pas revus depuis ces jours un peu étranges de juillet 1999 où Georges est allé rapidement rejoindre Gertrude 11 jours à peine après son décès.
De mon côté, commencera donc une nouvelle étape pour les prochains mois. Soit les relectures et les corrections finales de cette petite brique de 600 pages pour s’assurer que tout se tient et aussi pour revérifier une autre fois les milliers d’informations qu’elle contient – le fact checking. J’aurai aussi la chance d’avoir l’aide de Monsieur Pierre Connolly, un collègue de la Société de généalogie des Cantons-de-l’Est, qui a l’expérience de la publication avec environ 200 bouquins à son actif. Le hasard fait que Pierre était professeur au Séminaire de Sherbrooke lors de mon passage au début des années 1970, il y a plus de cinquante ans!
Je compte aussi sur un petit groupe de trois personnes pour lire – comme un lecteur – la version zéro du livre pour corrections finales et ce, vers le milieu de l’automne. Ma mère qui a déjà lu toutes ces pages, souvent dans le désordre, voudra bien les relire, cette fois dans l’ordre. Un ami d’enfance qui est déjà passé par cette expérience a bien voulu accepter de jouer aussi ce rôle. La troisième personne déjà intéressée à cette étape, sera tante Suzanne, l’une des soeurs Langlois, fille de Gertrude et de Georges. Un merci à l’avance! Ce sera avec la version finale du livre en test ultime avant l’impression finale. Comme si vous lisiez le vrai livre… mais avant les autres. Si cette étape intéresse aussi une autre soeur Langlois, elle sera plus que bienvenue. Levez la main. Je sais que 600 pages ne leur feront pas peur.
Je ne me fais cependant pas d’illusions. Cette brique ne passionnera pas tout le monde dans la famille. En espérant que certains des plus résistants seront suffisamment curieux pour s’y plonger quand même et se laisser ensuite surprendre par un intérêt insoupçonné. Au final, l’important pour moi est surtout de documenter sur papier cette histoire et ce, pour la première fois.
Une autre étape en parallèle sera de faire connaître cette histoire dans certains cercles de sociétés d’histoire et de généalogie, surtout là où nos ancêtres sont passés. Par exemple, la revue Le Chemin du Roy de la Société d’histoire de Neuville a accepté de publier les deux chapitres liés à notre premier ancêtre Nicolas Langlois qui se déroulent à Neuville. Leur mise en pages est déjà commencée. C’est à cet endroit que la ferme familiale originale du 17e siècle de notre famille est située et qui appartient encore de nos jours aux Langlois de la 12e génération. Probablement une série de trois long articles au cours des prochains mois de 2024 et de 2025. La famille de Nicolas est l’une des familles fondatrices de Neuville.
Même chose du côté de Saint-Casimir, là où nos ancêtres Langlois ont participé à la fondation de Saint-Casimir vers 1840. Notre ancêtre Antoine Langlois s’y amène avec ses quatre fils, dont notre ancêtre en ligne directe Olivier. Ils venaient tous de Sainte-Anne-de-la-Pérade pour explorer ce tout nouveau territoire à la recherche de nouvelles terres. Notre famille Langlois est d’ailleurs l’une des 39 familles fondatrices comme le montre la photo mise en avant en haut de cet article avec ce monument inauguré en 2022 pendant que j’écrivais ce livre. Des membres de la Société d’histoire et de généalogie de Saint-Casimir ont été d’une grande générosité de leur temps en acceptant de participer aux recherches en tentant de répondre à mes nombreuses questions et à jouer aux Columbo pour rendre encore plus touffu les chapitres liés au passage de notre famille à Saint-Casimir pendant quatre générations. La Société planifie de publier de larges extraits de ces chapitres dans leur revue Le Cageux pendant quelques numéros tout au cours de 2025 et probablement au-delà puisque la période Saint-Casimir couvre plus de 100 pages du livre. Je leur dois la valeur ajoutée de ces chapitres et ce sera une autre façon pour notre histoire d’avoir une plus grande visibilité tout en ayant une pertinence certaine pour leur histoire régionale. L’histoire de notre famille est en même temps l’histoire de ces communautés. Tout au long de mes recherches, j’ai tenté d’aller au-delà des noms et des dates de notre famille pour refléter du mieux possible l’environnement dans lequel nos ancêtres vivaient.
De plus, un premier long extrait a déjà été publié dans la revue L’Entraide généalogique de la Société de généalogie des Cantons-de-l’Est au cours de l’hiver dernier avec cet article de 6 pages intitulé Une histoire de sorcellerie. De plus, un chapitre découpé en 3 articles devrait y être publié tout au cours de 2025. Il y a également quelques pistes exploratoires avec L’Association des Langlois d’Amérique. Autre piste à explorer du côté de La Patrie où l’on célèbrera le 150e anniversaire en 2025.
Cependant, le plus important reste ce site web qui existe pour accompagner ce projet, il redeviendra donc actif au cours des prochains mois et ce, à compter de la semaine prochaine. Un article par semaine. Le premier objectif sera d’offrir des extraits avant la sortie du livre, question de donner un avant-goût aux plus intéressés. En même temps, pour les moins intéressés, ce sera une autre option, en petites doses de quelques pages à la fois, pour lire la même histoire, surtout pour ceux et celles qui pourraient être intimidés par un livre de 600 pages qu’ils ne liront probablement jamais.
Ceci est un peu le menu des prochains mois.
Je compte sur vous pour faire connaître davantage ce site web dans votre entourage. Comme vous le savez maintenant, en vous abonnant sur la page d’accueil, les abonnés reçoivent automatiquement l’intégralité de chaque article dès sa publication sur le site.
Bon été à tous!
Guy
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Des petites nouvelles…
Croyez-le ou non, il y a déjà trois ans ces jours-ci, en mars 2021 et au milieu de la pandémie et au début de ma retraite, je commençais les recherches généalogiques de nos familles Boulanger-Langlois-Paul-Blais ayant en tête la rédaction et le publication des résultats en trois volumes : un sur les Langlois du côté de ma mère, un deuxième sur les Boulanger et les Blais du côté de mon père, et finalement un dernier livre sur les Paul du côté de ma mère.
J’avais annoncé ici une longue pause en septembre dernier en naviguant du mieux possible à travers d’autres priorités. Devant ce silence prolongé depuis, des voix viennent régulièrement jusqu’à moi se demandant si j’ai complètement abandonné ce projet… ou si un jour on peut espérer des résultats…
On peut d’ailleurs relire cet article ‘Pause’ pour vous rafraîchir la mémoire ou pour le bénéfice de ceux et celles qui l’auraient manqué.
J’avais moi-même presqu’oublié l’existence de ce site Web, qui avait quand même produit 27 articles au cours d’une période d’environ 6 mois en 2023, jusqu’au moment où ces derniers jours j’ai reçu la facture du renouvellement de la license du site pour une autre année. Retour à la réalité…
J’utilise donc le prétexte de cette date anniversaire pour faire le point.
Mise à jour
J’ai effectivement fermé boutique temporairement avec ces recherches généalogiques familiales depuis la fin de l’été 2023 avec l’intention de m’y remettre dès que possible, une fois stabilisées mes tâches à la Société de généalogie des Cantons-de-l’Est qui devenaient trop lourdes suite au décès de Monsieur Denis Beaulieu en juin dernier, avec qui je formais équipe dans toutes ces activités. Sans entrer dans les détails, j’ai donc dû abandonner certaines tâches à défaut d’obtenir de l’aide.
Je n’ai gardé que la tâche de responsable de ce nouveau site Web L’entraide numérique qui fonctionne depuis la mi-août et qui compte déjà une bonne base de près de 150 abonnés.
L’intention était de me remettre à la tâche pour compléter ce que j’avais commencé – c.à.d. les livres sur nos familles – même si depuis le début il s’agissait d’un projet de retraite à long-terme. On n’imagine probablement pas le niveau de travail qui consiste à fouiller quatre familles différentes… et chacune sur presque quatre siècles.
Après trois ans, le travail est donc largement complété chez la famille Langlois. Et seulement amorcé pour les trois autres familles. Au total, il y a environ 500 pages qui sont plus ou moins terminées. Répartis sur trois livres, cela ne donne que des parties de livres, qui ne peuvent intéresser que moi-même… et uniquement quand je veux savoir où j’en suis rendu après des semaines d’inactivité.
Mon éparpillement est en partie dû au fait que je suis flexible à m’éparpiller lorsque se présente certaines personnes de la famille qui peuvent m’aider dans certains pans de mes recherches de par leurs connaissances spécifiques, au point de m’éparpiller même à travers les siècles. Par exemple, l’histoire des Langlois est complète sauf le milieu, au 18e et 19e siècle de la 4e à la 7e génération. Connaissant les grandes lignes de toute l’histoire, travailler dans le désordre ne me dérange pas mais cela n’aide pas à donner une impression d’avoir complété quelque chose de parfaitement présentable.
Le livre sur les Langlois est donc ma seule priorité pour 2024 puisque j’en suis presqu’à la fin. Je m’y suis remis sérieusement au début février. Mon objectif est de terminer la recherche et la rédaction de ce livre d’ici la fin de l’été. Il ne me reste que quatre chapitres après celui que je terminerai dans quelques jours. La table des matières est maintenant définitive et comprend une trentaine de chapitres. Environ 500 pages au total dont il ne reste qu’environ 80 pages à rechercher et à écrire. Suivront ensuite les relectures (nombreuses probablement) pour finaliser le contenu et penser ensuite à la publication. Mon objectif est de publier fin 2024 ou début 2025.

On s’amuse à penser publication…
Quand au contenu du livre des Boulanger-Blais et celui des Paul, quelques chapitres de chacun sont complétés pour environ une cinquantaine de pages dans chacun des cas mais je me concentrerai au cours des prochains mois à finaliser le livre des Langlois.
De façon plus concrète sur l’histoire des Langlois, j’en suis à finaliser le chapitre de la 3e génération – celle de Jean-Baptiste Langlois et de Marie-Jeanne Cuillerier dans la région de Cap-Santé et de Sainte-Anne-de-la-Pérade dans la première moitié du 18e siècle au moment où la France abandonnera la Nouvelle-France et que le régime anglais commencera.
Chaque chapitre amène ses découvertes inattendues. On apprendra dans celui-ci que Marie-Jeanne Cuillerier était une fille… née hors-mariage… avec une mère amérindienne. Donc, du sang indien dans la famille. Sans compter que cette génération verra trois filles Cuillerier qui marieront trois frères Langlois de la même famille.
L’Entraide numérique, si cela vous intéresse..
Entre-temps, je suis toujours responsable du site L’Entraide numérique de la Société de généalogie des Cantons-de-l’Est qui publie trois fois par semaine (les lundis, mercredis et vendredis). Plus d’une centaine d’articles ont d’ailleurs déjà été publiés depuis la mi-août.
Si l’histoire des Cantons-de-l’Est en particulier vous intéresse, ce site est un bon endroit pour en apprendre davantage avec nos collaborateurs (trices) qui y écrivent régulièrement. J’écris plusieurs de ces articles également. Vous êtes les bienvenus à visiter le site de façon régulière ou comme abonné pour recevoir les nouveaux articles directement dans votre boîte courriel et ce, dès leur publication. Un peu comme vous l’avez fait pour ce site familial l’année dernière. Vous n’avez qu’à cliquer l’icone de l’abonnement à l’infolettre en bas à droite sur la page d’accueil.
Merci
Merci également à tous ceux et celles qui démontrent toujours un intérêt pour ce projet et surtout à ceux et celles qui acceptent de relire et de commenter certains chapitres à mesure qu’ils sont complétés, question aussi de voir le progrès. On se sent moins seul… dans les méandres de notre histoire familiale.
Je recommencerai probablement à publier certains extraits sur ce site au cours des prochains mois.
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Pause…
Il y a déjà un mois que je n’ai rien écrit sur ce site. Certains peuvent commencer à se demander ce qui arrive ou finiront par se poser la question.
Tout va bien. Mais voici quand même l’explication.
Je ferai une pause au cours des prochains mois. Et sur le livre et sur ce site bien que j’étais sur un excellent air d’aller très productif depuis quelques mois. Au cours des 30 derniers mois, j’ai écrit dans une forme plus ou moins finale environ 600 pages reparties entre l’histoire des Langlois, celle des Paul et aussi un peu sur celle des Boulanger. J’en suis même à 2 chapitres près de compléter le premier livre, celui sur les Langlois. Une fois complété, on parle quand même de 1,200 à 1,500 pages réparties sur trois livres. Donc, encore loin de la fin. Mais on a toute la vie (de retraité).
La Société de généalogie des Cantons-de-l’Est
En sortant de la pandémie, je désirais m’impliquer dans une organisation régionale à titre de bénévole. Le choix de la Société de généalogie des Cantons-de-l’Est s’est imposé de par mon activité principale depuis les débuts de ma retraite et après avoir suivi quelques cours de formation à leurs locaux au cours de l’hiver. Les événements se sont précipités très rapidement à partir du mois d’avril. Trop rapidement même. Nommé au conseil d’administration comme administrateur en avril, il y a eu rapidement une opportunité de devenir responsable du secteur des publications. Ma tasse de thé, moi qui n’avais comme objectif que d’aller y écrire un article de temps en temps dans leur revue… juste pour aider. La personne responsable de ce secteur désirait se retirer et offrait une période de transition d’un an pour s’acclimater tranquillement aux activités du secteur… qui comprennent des publications papier, une infolettre aux membres deux fois par mois et un magazine d’articles de recherches des membres qui est publié trois fois par année. Comme si ce n’était pas assez, j’ai suggéré que le temps était venu pour l’organisation de publier sur le Web. Bonne idée ! Et pourquoi pas avec un article par jour. Un chausson avec ça ? 😉
Mais tout va bien. Quelques semaines plus tard, la personne que je devais remplacer dans un an… décède subitement. Choc! Vous devinez la suite. Je devais devenir expert du jour au lendemain… et bonne chance.
À lire cet article dans le quotidien La Tribune suite à son décès.
Mais tout va bien. Les choses se mettent en place graduellement. L’été étant plus tranquille, le moment était idéal pour s’acclimater sans trop de pression. Le temps de se rappeler également que je suis quand même un retraité qui ne stresse plus…
Trois mois plus tard, le dernier numéro de la revue sort la semaine prochaine et le site Web est maintenant en ligne. Depuis 5 semaines. Un article chaque matin avant 9am. J’en écrit quand même plusieurs… pour l’instant du moins le temps de construire quelque chose. Déjà une trentaine d’articles sont déjà publiés. Le site a reçu un bon accueil… plus rapide que prévu d’ailleurs même si lancé en plein été. Déjà près de 1,000 visiteurs uniques, dont environ 150 sont devenus abonnés et quelque 7,000 pages vues.
Conclusion prévisible
Je n’avais donc plus la capacité de me concentrer en même temps sur le livre. Déjà près de 300 pages écrites en 2023. J’étais dû pour une petite pause de toute façon. On reprendra plus tard quand les choses se seront stabilisées.
Ce site ici sera donc calme au cours des prochains mois.
Cependant, pour rester en contact, vous êtes plus que bienvenus à vous joindre aux abonnés de ce nouveau site qui se nomme L’Entraide numérique ou à tout le moins à le visiter fréquemment. Il traite de généalogie bien sûr, mais surtout d’histoire et de patrimoine, avec un focus sur la région des Cantons-de-l’Est. Vous serez familiers déjà avec le design puisque l’on voulait un look sobre… comme le mien.
Vous trouverez la petite boîte pour vous abonner à l’infolettre à deux endroits sur la page d’accueil. Comme sur ce site ici, vous recevrez ainsi l’intégralité de chaque article par courriel dès sa publication sur le site.

En espérant vous y voir.
Ma maman corrige encore mes (quelques) fautes d’orthographe… 😉
En espérant que chacun se porte bien.
À plus tard.

Album de photos
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