Un film – pour la première fois sur ce site – me donne l’occasion de revenir sur un récent article concernant la pierre tombale de mes arrière-arrière-grands-parents chez les Boulanger – Georges Boulanger et Délia Pratte – dans le cimetière des Saints-Anges de Ham-Nord.
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Il y a quelques semaines, je publiais l’article La pierre tombale de Georges Boulanger et de Délia Pratte à Ham-Nord où je racontais l’histoire des différents cimetières de cette paroisse. Malgré le fait qu’une pierre tombale de cette génération de la famille Boulanger est bien située dans le cimetière de la paroisse des Saints-Anges de Ham-Nord, les corps de mon arrière-arrière-grand-père et de mon arrière-arrière-grand-mère n’y reposent probablement pas. L’article résume les résultats de ma petite enquête sur le sujet suite à une visite des lieux en juillet 2023.
L’article faisait référence à d’autres paroisses du diocèse de Sherbrooke où des expériences semblables ont été vécues et ces situations ne seraient donc pas uniques.
L’article faisait également référence à une autre situation de cimetière déplacé et dont la localisation des inhumés est maintenant incertaine de nos jours. Cette autre situation, durant la même période qui nous occupe dans la famille soit au début des années 1900, a eu comme théâtre la paroisse de Notre-Dame-de-Ham, située à peine quelques kilomètres de notre paroisse des Saints-Anges de Ham-Nord.
Dans cet article, je faisais référence à un film, sorti en 2016, qui racontait cette histoire du cimetière de Notre-Dame-du-Ham.
Le film est intitulé Le cimetière oublié et vaut la peine d’être vu. Suite à la publication de cet article vers la mi-juillet, je suis donc parti à la recherche de ce film et il se trouve qu’il est disponible tout simplement sur YouTube. Je crois qu’il vaut la peine de le partager à travers ce nouvel article et je vous incite fortement à le visionner. Le film a une durée de 46 minutes.
Voici un extrait de mon article de la mi-juillet qui commentait également un autre article qui parlait de ce film lors de sa sortie en 2016. Voici un extrait de mon article :
»J’en relate ici quelques extraits puisqu’il nous éclaire beaucoup sur les circonstances de leur propre déménagement et des façons de faire à l’époque. L’article fait justement référence au déménagement du cimetière de Ham-Nord où une usine serait assise sur l’un des deux anciens cimetières: le deuxième cimetière de nos ancêtres Georges et Délia puisque le premier est situé sur le terrain de l’église actuelle. Voici un extrait de cet article de 2016 concernant la situation du cimetière de Notre-Dame-de-Ham :
En 1952, parce que les fossoyeurs butaient sur les tombes chaque fois qu’ils voulaient inhumer une dépouille, le curé d’alors obtenait de l’archevêque de Sherbrooke l’autorisation de déménager le cimetière là où il se trouve aujourd’hui en bordure de la route 160. Et déménager le cimetière signifiait alors déménager ses sépultures. C’est ce qu’ont dû faire les proches et les descendants de quelques 150 disparus. Les 350 corps restants (dont ceux de 280 enfants) n’ont pas été déplacés, encore enfouis aujourd’hui sous une plantation d’épinettes dans le 1er rang sud.
Le déplacement s’est fait en quelques mois. Et s’il est resté tant de sépultures par la suite, c’est que bien des gens se refusaient à déterrer leurs morts. D’autres ne l’auraient tout simplement pas su. »
Ces situations qui ont existé dans notre région, et probablement ailleurs également, font maintenant partie de notre histoire et de notre patrimoine collectif qu’il est utile de connaître et en faire même un devoir de mémoire, particulièrement lorsqu’elles impliquent également notre famille. C’est ce que Tante Jeanne avait fait en faisant installer une pierre tombale de ses grands-parents même s’ils ne sont vraisemblablement pas enterrés dans ce cimetière.
Le film amène donc un contexte historique additionnel au-delà de l’histoire de notre famille et qui met parfaitement en relief les pratiques de l’époque.
Bon visionnement!
Voici la légende rattachée au film:
En 1952, le diocèse de Sherbrooke a décrété que le cimetière de Notre-Dame-de-Ham devait être déménagé par les citoyens eux-mêmes. Plus de 150 corps ont été transférés et près de 350 sont restés dans ce lieu sacré. En 1959, ce qui restait du cimetière, abandonné et pillé de ses monuments et artéfacts, a été revendu et nivelé avec une pelleteuse pour en cultiver la terre.
Ce film raconte l’histoire de ce drame, 64 ans plus tard à travers six témoignages tous aussi troublants les uns que les autres.
Musique: La Nef (du début à 24min20 ) Louis Babin (24min20 à 36min51) et Frédéric Metthé (36min51 à la fin).
Voici l’hyperlien à utiliser si vous voulez accéder au film directement à partir de votre propre compte YouTube. Alternativement, les mots-clés suivants devraient vous amener directement au film dans le moteur de recherche de YouTube: Frédéric Metthé – Le cimetière oublié
Frédéric Metthé – Le cimetière oublié © 2016 – YouTube
Pour plus de confort, regardez le film directement dans votre écran de télévision en utilisant vos outils habituels comme AirPlay ou Chromecast.
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