Nous avons déjà établi que notre ancêtre chez les Langlois est Nicolas Langlois, installé à Neuville au printemps de 1667. Il épousera notre ancêtre Élisabeth Cretel le 26 octobre 1671. Mais tous les Langlois ne descendent pas de Nicolas Langlois et il y aurait jusqu’à neuf familles souches différentes. Passons-les rapidement en revue.
Avant d’aller plus loin, qu’est-ce qu’une famille souche en généalogie? C’est tout simplement le début d’une descendance à la tête d’un arbre généalogique. L’ancêtre le plus ancien ou le plus éloigné dans le temps.
Dans notre contexte nord-américain, on dit que la tête d’une famille souche est ce premier ancêtre venu d’ailleurs et dont les parents sont restés dans le pays d’origine, comme la France quand il s’agit de cousins français venus s’établir de ce côté-ci de l’Atlantique à un moment ou un autre de notre histoire.
Chez les Langlois, on dit qu’il y aurait neuf familles souches connues à ce jour. La plus ancienne est celle de Noël Langlois qui est arrivé en Nouvelle-France en 1634. Nous parlerons plus particulièrement de cet ancêtre important dans notre histoire dans le prochain article.
Suivront à d’autres époques, huit autres hommes venus d’ailleurs qui sont venus dans nos terres, y ont trouvé épouse et ont commencé leur propre descendance. C’est donc dire qu’il n’y a généralement aucun lien de parenté direct entre deux familles souches. Tous les descendants de cet ancêtre d’origine font donc partie de l’arbre généalogique de cette famille souche.
Retournons à ce même article de 1947 dont nous avons déjà parlé récemment sur ce site qui nous met finalement sur la piste de nos neuf familles souches :
‘’Dans les cinquante ans qui suivirent l’arrivée des premières personnes du nom, une dizaine de mariages de Langlois avaient déjà été célébrés au Canada. Dès 1681, quatre souches de Langlois avaient pris naissance au pays. Nous avons compté 36 personnes du nom de Langlois, venues de France au Canada, sous le régime français, soit 26 hommes et 10 femmes. Toutes ces femmes se sont mariées au pays, sauf tout au plus trois, dont deux s’étaient mariées en France avant de venir ici. Douze des 26 hommes ont contracté mariage au Canada, mais ceux-ci n’ont donné naissance qu’à sept souches, dont quatre dans la région de Québec, une à Montréal, une autre en Gaspésie et la dernière, en Acadie. Cette souche acadienne n’a peut-être pas de descendants du nom dans la province de Québec. Il en est de même d’une autre souche, qui avait pris naissance à Québec et qui est maintenant éteinte au Canada.’’
On en arrive donc aux détails des neuf souches réelles qui nous intéressent.
Trois chapitres du livre sur les Langlois résumeront donc l’histoire de ces familles souches de Langlois qui ont traversé notre histoire en Amérique. De plus, on consacrera un autres chapitre à notre propre souche en détaillant la vie de Nicolas Langlois.
Cinq souches sur un total de neuf seraient donc d’origine française et ont des descendants encore aujourd’hui. La première et de loin la plus importante numériquement est celle de Noël Langlois, installé dès 1634 à Beauport. La deuxième est la nôtre, celle de Nicolas Langlois qui s’est installé à Neuville plus de trente ans plus tard en 1667. Les trois autres sont très mineures : celle de Germain Langlois-dit-Germain, de Charlesbourg vers 1675 qui est éteinte depuis près de 200 ans, celle d’Honoré Langlois-dit-LaChapelle de Montréal vers 1660 et une autre en Gaspésie, celle de Pierre Langlois vers 1750.
Les quatre souches restantes ne sont pas d’origine française. Elles sont anglo-saxonnes et postérieures à la conquête des Anglais au milieu du 18e siècle. Aussi étrange que cela puisse paraître, elles proviennent toutes des Îles Britanniques, plus particulièrement des Îles de Guernesey et de Jersey.
75 ans après la rédaction de l’article que je citais plus tôt, le site actuel de l’Association des Langlois d’Amérique corrobore encore cette liste. Pour les fins de ce livre, je m’en tiendrai donc à la liste courante et formelle de l’Association.
Cependant, avant d’élaborer davantage sur ces neuf souches de Langlois, arrêtons-nous un instant sur un dernier aspect intéressant de ce même article. Bien que l’article documente de façon plus détaillé cet élément historique concernant le lien entre les Langlois et les Langlais, je me limiterai seulement à une courte citation pour ne relever que l’essentiel de l’anecdote :
‘’ (…) Il faut en outre compter avec ces différentes souches de Langlois, celles qui ont donné naissance à nos nombreuses familles Langlais, qu’on désignait autrefois également sous le nom de Langlois. Toutes ont pris naissance sous ce surnom, au Canada même, et avaient un Anglais pour premier ancêtre au pays. Nous avons relevé les noms d’une vingtaine d’individus d’origine anglaise, mariés et établis au Canada sous le régime français, qu’on désignait parfois sous le surnom de l’Anglois ou Langlois, pour l’Anglais ou Langlais. Mais la plupart de ces familles, issues de colons anglais, ont conservé leur véritable nom. Il ne reste au pays guère plus de quatre souches distinctes, dont les descendants sont maintenant exclusivement désignés sous le seul surnom de Langlais. (…) ’’
Noël Langlois et Françoise Garnier
Commençons donc par Noël Langlois qui sera le sujet principal de mon prochain article. Non seulement il a initié la première famille-souche chez les Langlois mais elle est de loin la plus importante de sorte que la majorité des descendants de Langlois de nos jours le revendiquent comme leur premier ancêtre en Amérique. Contrairement à tous nos ancêtres de la première génération – les Langlois, les Paul, les Boulanger et les Blais – qui sont arrivés en terre d’Amérique autour des années 1670, l’arrivée de Noël Langlois date de quelques décennies plus tôt – probablement dès 1633 – alors que la colonie n’était encore habitée que par quelques centaines d’Européens récemment arrivés aussi, et tous concentrés dans la région de Québec. Rappelons aussi le mariage entre Noël Langlois et Françoise Garnier en juillet 1634 qui fut le quatrième à se tenir au Canada.
Même si Noël Langlois ne fait pas partie de notre famille, il a fréquenté des personnes liées à nos familles. Il s’est établi dans la Seigneurie de Beauport où ‘’régnait’’ Robert Giffard, un important personnage des débuts de la Nouvelle-France, et dont le domestique a été un moment notre premier ancêtre chez les Paul et ce, juste avant la mort de Giffard en 1668. Noël Langlois était très lié à Robert Giffard.
Robert Giffard qui était le Seigneur de la Seigneurie de Beauport a également été très étroitement lié à Jean Bourdon, arpenteur. Tous deux ont ‘’utilisé’’ les balbutiements de la Seigneurie de Beauport pour tester les fondements de l’organisation du territoire qui seront ensuite en vigueur au cours des siècles à venir. C’est ce même Bourdon qui était le Seigneur de la Seigneurie de Dombourg – entre autres choses – et qui accordera une terre à notre Nicolas Langlois à Neuville en 1667. Petit monde.
Dans le prochain article dimanche prochain, nous irons plus loin en racontant brièvement la vie de Noël Langlois, qui est l’ancêtre de la vaste majorité des Langlois en Amérique.
Source de l’image – BAnQ
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