L'histoire des Boulanger et des Langlois

En passant par les Paul et les Blais. De la Nouvelle-France à aujourd'hui.


Mes outils de travail 2 – Les sites plus spécialisés

Deuxième partie de la série d’articles consacrés aux sites que j’utilise en généalogie pour m’assister dans la rédaction du livre. On parle aujourd’hui de sites encore plus spécialisés. Des sites à niche.

De façon générale, ces sites ne vous aident pas à développer un arbre généalogique mais davantage à construire l’histoire de votre famille – la trame narrative comme on dit – ou encore mettre de la viande autour de l’os. Sinon, ce que vous avez à date consiste essentiellement en noms (qui se ressemblent parfois) – ainsi que des dates de naissance et des dates de décès, ou encore des dates de mariage.

Les Sociétés de généalogie et les Sociétés d’histoire

Avant de parler de sites en particulier, une source importante d’informations pour raconter l’histoire de nos familles est encore disponible dans les livres, dont certains peuvent avoir été numérisés et qui sont disponibles sur internet. Il existe au Québec, un réseau important de Sociétés de généalogie ou de Sociétés d’histoire ou Sociétés historiques qui possèdent généralement un centre de documentation. Une bibliothèque en somme, spécialisée dans les thèmes de généalogie et d’histoire. La très grande majorité de ces sociétés ont une vocation locale ou régionale. Dans mon cas, je suis le parcours de nos ancêtres en me reliant progressivement à ces réseaux afin de bénéficier de leurs ressources au besoin. C’est pourquoi je suis devenu membre de plusieurs d’entre elles au cours des deux dernières années, de la Société d’histoire de Neuville à celle de Pierre-de-Saurel à Sorel en passant par celle de Sainte-Anne-de-la-Pérade, ainsi que de la Société de généalogie de Québec, celle de l’Outaouais, celle de Drummondville ainsi que celle des Cantons de l’Est.

Beaucoup de personnes ont déjà publié des livres sur l’histoire de leur(s) famille(s) à travers les décennies. Certains angles peuvent s’avérer utiles à l’histoire de nos familles immédiates. Vous avez beaucoup plus de chances de retrouver ces documents dans une Société d’histoire ou de généalogie qu’à votre bibliothèque locale puisque la distribution de ces livres est généralement limitée à la famille immédiate et ces Sociétés réussissent souvent à en obtenir une copie.

Ces Sociétés représentent un vaste sujet. Je reviendrai donc prochainement sur cet aspect précis au cours d’un troisième article dans cette série sur mes outils de travail.

Les sites plus spécialisés

Revenons donc aux sites plus spécialisés. Ce qui suit n’est qu’une série de sites en vrac qui me sont utiles. Ce ne sont pas les seuls. J’ai appris après deux ans de recherches que presque tout se retrouve aujourd’hui sur internet. Il suffit de chercher avec les bons mots-clés. On les découvre généralement un peu par hasard à moins d’être guidé par des formations de base dans une Société de généalogie qui sont déjà au courant des sites qui peuvent être utiles.

Commençons par un site qui est dédié à perpétuer notre mémoire collective québécoise: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, communément appelé maintenant BAnQ. C’est peu connu mais il existe un réseau de bibliothèques à travers le Québec, dont la plus connue est La Grande Bibliothèque, située à Montréal. D’autres succursales régionales existent, dont celle de Sherbrooke, située sur la rue Frontenac, dans l’édifice du Musée des Sciences. La BAnQ a donc un réseau physique et elle numérise de plus en plus une portion de ses trésors dans un portail que l’on appelle BAnQ Numérique, accessible sur son site web principal, et plus particulièrement dans la section Patrimoine québécois. Ce site est si riche qu’il faut vraiment naviguer au hasard pour mieux comprendre tout ce qu’il contient. Pour nos fins précises en généalogie, mentionnons seulement que les registres de l’état civil s’y retrouvent, de même que les actes notariés depuis les débuts de la Nouvelle-France. Vous y trouverez également toute une liste de ressources disponibles pour ceux qui font de la généalogie familiale. Un bon point de départ pour aller au-delà de votre arbre généalogique.

Sans aller davantage dans les détails, il vous dirigera également vers des sites spécialisés comme le Registre foncier, qui contient les transactions de terrains et d’immeubles, AdVitam pour un Québec en histoire et en images, Le Parchemin pour les actes notariés, ainsi que d’autres sites qui répertorient entre autres les revues et journaux. Par exemple, vous recherchez un avis de décès d’un oncle décédé à Sherbrooke dans les années 1940, vous pouvez aisément le retracer dans les archives du quotidien La Tribune qui s’y trouvent depuis sa fondation en 1910. Le mois dernier, mes recherches m’ont amené à m’intéresser à une cousine de ma mère qui est morte avec son époux dans un atroce accident d’automobile. J’ai pu retracer les détails dans un article de La Tribune qui avait relaté les faits dans sa première page d’un jour de mai 1983. Pour le livre, l’image de cette Une rendra compte de l’importance de cet événement dans la région des Cantons de l’Est pour cette journée. Je l’ai retracé en deux minutes en utilisant cet outil.

D’autres sites sont encore davantage spécialisés puisqu’ils ne s’intéressent qu’à une seule chose. Ce sont généralement des sites développés par des personnes qui se passionnent pour un sujet, et souvent au cours de plusieurs décennies. Avec le temps et même rapidement, ils deviennent des encyclopédies ou des sources de référence reconnues pour leur sujet. Mentionnons par exemple Navires Nouvelle-France, qui est un site français qui répertorie tous les navires ayant traversé l’Atlantique de France vers la Nouvelle-France de 1497 à la Conquête britannique de 1763. Vous y trouvez tout ce qu’on a pu retracer sur chaque traversée, y compris la liste des passagers. Je m’y réfère régulièrement lorsque je recherche les premières générations, celles qui sont parties de France. C’est ainsi que j’ai pu retracer le périple de nos 3 Filles du Roy, arrivées en Nouvelle-France entre 1668 et 1671.

Un autre site de niche est celui sur les Filles du Roy. Ce site est maintenu par une société d’histoire québécoise consacrée uniquement à ce sujet – la Société d’histoire des Filles du Roy.

Dans un autre ordre d’idées, Bibliothèque et Archives Canada met à la disposition de la population les données de nos recensements nationaux. Elles s’avèrent souvent utiles même si leur publication respecte encore cette barrière d’une centaine d’années avant de les rendre disponibles. C’est ainsi que l’on a récemment annoncé que les données du recensement de 1931 allaient être mises en ligne le 2 juin prochain. Pourquoi utiliser des données liées à un recensement ? Pour ma part, je m’y suis référé à quelques reprises pour valider les membres d’une famille à un moment précis, plus précisément pour vérifier si mes recherches pouvaient avoir manqué certains enfants d’une famille, morts en bas âge par exemple, et dont on a oublié l’existence avec le temps. On peut aussi y retrouver l’occupation des parents, sans compter le nombre de pièces dans la maison familiale. Au début de la colonie, on recensait également les animaux sur une ferme, comme on le faisait pour les humains.

Un autre site, plus récent, que j’ai découvert récemment est Clergénéalogie. Ces oubliés de la généalogie comme sa page d’accueil mentionne. Rechercher des religieux dans les bases de données est souvent frustrant. Puisqu’ils ne se sont jamais mariés et qu’ils n’ont pas engendré de descendance, on les catégorise souvent parmi les enfants célibataires, morts jeunes ou religieux, sans vraiment savoir qui se retrouve dans quelle catégorie. Puisqu’ils n’ont pas engendré de descendance, ces personnes ne sont pas aussi importantes d’un point de vue strictement généalogique. Puisque nous avons eu plusieurs religieux dans la famille, ce site est utile pour valider des informations non disponibles ailleurs, ou encore préservées uniquement à l’intérieur des communautés religieuses. Le développement de cette niche généalogique est le résultat d’une initiative de la Société de Généalogie de Saint-Hubert. Cette initiative a déjà permis de colliger plus de 65,000 religieux québécois avec leur généalogie.

Concluons avec un site comme Find A Grave qui répertorie des millions de photos de pierres tombales dans les cimetières du Québec, du reste du Canada et des États-Unis. Je viens d’y trouver la pierre tombale que je cherche depuis quelque temps, celle de la tante de ma mère – Imelda Paul – et de son mari Albert René, enterrés à Biddeford, Maine. Imelda est morte centenaire en 2010, à l’âge de 101 ans. Un site semblable existe aussi dans Généalogie Québec dans sa section Le Nécréologue, qui se spécialise surtout dans les cimetières québécois.

Je m’arrête ici. Non pas que j’ai épuisé ma liste puisqu’elle pourrait être encore beaucoup plus longue. Chaque site remplit un besoin, si petit soit-il. Il s’agit de les trouver. Avant de vous lancer dans de grandes recherches, dites-vous que quelqu’un d’autre a peut-être rencontré la même situation un jour et qu’il a peut-être déjà fait un travail de recherche pour vous. L’Internet est certainement le meilleur ami du généalogiste.

On aurait également pu parler des sites français de généalogie qui pourraient vous permettre de remonter plus loin que la Nouvelle-France en enquêtant sur la famille de nos ancêtres qui sont partis de France. Dans cette niche, on peut mentionner France Archives, pour partir à la découverte de 15 siècles d’archives comme sa page d’accueil indique. Ou encore les sites comme Francogène ou Geneanet. En remontant le temps, notre généalogie québécoise s’arrête généralement à l’arrivée en Nouvelle-France mais ces gens qui sont venus ici avaient une famille qui elle, avait des racines qui remontent à plusieurs siècles avant cette traversée de l’Atlantique.

Je concluerai donc prochainement cette série d’articles consacrés à mes outils de travail avec un article portant sur nos Sociétés de généalogie et nos Sociétés d’histoire.

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À PROPOS DE CE SITE

Ce site est géré par Guy Boulanger. Il se veut un complément d’un livre à publier éventuellement qui racontera l’histoire de ma famille, à savoir la lignée familiale des Boulanger, celle des Langlois, celle des Paul et finalement celle des Blais.

Ce site ne parle généralement que d’ancêtres qui sont décédés depuis des générations. Les articles sont élaborés à partir d’informations qui relèvent du domaine public.

À venir très bientôt sur le site

  • Notre Élisabeth Cretel – Sa traversée de l’Atlantique
  • Vivement un mariage!
  • Elles se marièrent et eurent beaucoup d’enfants
  • Les enfants oubliés de Georges et Joséphine
  • Les enfants oubliés de Georges et Joséphine – Joséphine Langlois
  • Élisabeth Cretel – Sa vie à Neuville
  • Album de photos – Qui se rappelle de l’École Hébert?
  • Les enfants oubliés de Georges et Joséphine – Gédéon Langlois
  • Notre premier ancêtre Claude Lefebvre Boulanger

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