L'histoire des Boulanger et des Langlois

En passant par les Paul et les Blais. De la Nouvelle-France à aujourd'hui.


Mes outils de travail – Les sites généralistes

Depuis que j’ai commencé à écrire ce livre, certains dans la famille me demandent lorsqu’ils voient tous les détails de dates et de noms dans les chapitres que je leur demande de lire pour commentaires : ‘Où prends-tu toutes ces informations ?’  La réponse est simple. Tout est généralement quelque part sur Internet. Il faut savoir chercher et utiliser les bons outils. Il suffit de savoir où et d’être souvent prêt à payer pour avoir accès au contenu, à travers des abonnements. Le présent article se veut un tour d’horizon des principaux outils que j’utilise au quotidien.

Je dirais que le premier outil à consulter est celui de NosOrigines. Je crois que c’est là que j’ai débuté par hasard et réalisé rapidement la richesse de l’internet pour un sujet comme celui-là. Il y a quelques décennies, avant l’internet, faire un arbre généalogique était toute une aventure à chercher dans les livres, surtout dans des bibliothèques. Cette époque avait probablement son lot de frustrations j’imagine. Où trouver ces livres ? Trouver ou avoir accès à des articles ou des livres entièrement dédiés à l’histoire d’une famille est souvent difficile.

Par exemple, ces jours-ci je m’amuse à lire sur l’histoire de la famille Janelle, liée à la famille Paul du côté maternel. Un livre que m’a prêté ma marraine Irène ne traite que de ça. Il lui a été remis par sa mère Gertrude, ma grand-mère, avant sa mort. Un livre rare, La famille Janelle, publié en 1929, il y a près d’un siècle. La même semaine, ma mère m’a remis un autre vieux bouquin intitulé Dictionnaire généalogique des familles Sauvageau au Canada et aux États-Unis 1669-1969, famille du côté des Langlois que son père Georges Langlois avait encore en sa possession au moment de mourir. Ces livres publiés en petites quantités il y a souvent plusieurs décennies et distribués souvent à l’intérieur des familles deviennent rapidement rares et difficiles à trouver. Votre seule chance est souvent limitée aux centres de documentation des Sociétés en généalogie ou encore aux Archives Nationales.

Un autre exemple des dernières semaines. J’ai mis la main sur une biographie de Paul Hus, notre premier ancêtre chez les Paul qui a été publiée par la Société historique Pierre-de-Saurel il y a quelques années. Je suis récemment devenu membre de cette Société alors que je commence plus sérieusement mes recherches sur la famille Paul. Sorel est le berceau de cette famille alors que presque toutes les générations y ont vécu depuis les débuts de la colonie. Ma recherche sur cette première génération chez les Paul sera grandement facilitée. Vous ne trouverez jamais ces livres en librairie ou à votre bibliothèque municipale car le bassin de gens qui peuvent s’intéresser à ces sujets est trop limité.

Par contre, le point de départ pour construire son arbre généalogique reste les fameux BMS. Les actes de baptême, de mariages et de sépultures des paroisses qui ont construit avec les siècles, l’ossature de notre généalogie. Tous les actes font référence au père et à la mère, ce qui permet aisément le maillage entre les générations. Tout le monde est relié. On dit qu’il y a plusieurs décennies, la généalogie consistait à 50% à construire son arbre généalogique et 50% à construire l’histoire pour mettre les noms et les dates en contexte et trouver une trame narrative pour faire vivre tout ce monde dans l’environnement de leur époque. Aujourd’hui avec le développrement des outils, particulièrement facilité par l’avènement de l’internet, on dit que seulement 10% du travail consiste au développement de l’arbre généalogique.

C’est donc dire que ce site NosOrigines ou encore appelé Généalogie du Québec et d’Amérique française, vous fera découvrir rapidement comment tout ça est plus facile que vous pensiez. Juste pour vous donner une idée de la structure du site une fois que vous avez mis un couple dans le moteur de recherche, voici ce que vous obtenez lorsque vous entrez nos premiers ancêtres chez les Boulanger – Claude Lefebvre Boulanger et Marie Arcular.

Vous obtenez la fiche généalogique du couple avec leurs parents (en France vers 1600), l’information sur leur mariage et leur progéniture, ainsi que d’autres informations pertinentes. Cliquer ensuite sur un nom en particulier vous permet facilement de remonter ou de descendre l’arbre généalogique dans le temps.

Capture d’écran – Généalogie du Québec et d’Amérique française ou NosOrigines.qc.ca

Comme j’ai déjà mentionné dans un récent article, l’information est restreinte après 1940 pour respecter la vie privée des gens qui pourraient être encore vivants. Donc, c’est un site qui n’inclut que les morts. Je vous recommande donc de commencer par ce site et de vous amuser un peu, d’autant plus que ce site est entièrement gratuit et vous allez découvrir une accessibilité à la généalogie que vous ne soupçonniez probablement pas, comme moi lorsque j’ai commencé.

L’information qui est limitée après 1940 est compréhensible. Il suffit seulement de le savoir et de faire attention lorsque vous naviguez autour de cette date afin de ne pas prendre pour acquis tout ce que vous y trouvez. L’information qu’on y trouve dans tous les sites généalogiques concernant cette période peut être inexistante ou incomplète. Par exemple, mes grands-parents Langlois, mariés en 1935, s’y trouvent mais n’ont pas eu d’enfants alors qu’ils en ont eu sept entre 1936 et 1947.

Cependant, ce n’est pas réellement un frein à vos recherches. La portion qui manque peut être facilement obtenue avec l’aide de personnes qui sont encore vivantes. Dans mon cas précis des Langlois et des Paul, ma mère, née en 1936, à vécu toute cette période jusqu’à nos jours et ses souvenirs ajoutent de beaucoup à la richesse des informations lorsque l’on veut aller au-delà des dates. De plus, elle avait gardé les archives personnelles de sa mère Gertrude avec d’innombrables photos qui nous permettent d’obtenir une ou deux généations supplémentaires, antérieures aux générations que ma mère pouvait avoir en sa possession. Ces archives de ma grand-mère contenaient également ce que l’on appelle maintenant son petit calepin noir qui contenait toutes les dates importantes – naissances, mariages, décès – des personnes qu’elle a connues. Comme si elle savait qu’un jour, ces informations seraient primordiales pour son petit-fils et la famille. D’autres personnes minutieuses ont également laissé derrière elles d’autres informations avant de mourir qui aujourd’hui ajoutent à la valeur du livre en résolvant certains mystères, comme ces enfants oubliés de mes arrière-grands-parents Georges et Joséphine. Je ferai justement dans quelques semaines sur ce site une série d’articles sur Les Enfants Oubliés de Georges et Joséphine pour rapporter la vie de ces enfants dont personne aujourd’hui ne se rappelle. Des informations laissées sur papier par une petite cousine de ma mère qui m’ont permis après plusieurs heures de recherches de reconstituer ces épisodes complètement oubliés de l’histoire de la famille.

Évidemment, ce n’est pas tout. Il faut beaucoup plus de sites pour réussir à construire l’histoire d’une famille mais vous avez rapidement avec NosOrigines une ossature sur laquelle construire la suite.

Il est impossible de passer, même rapidement, à travers tous les sites qui pourraient vous aider mais je les classerais en deux catégories: les sites de base principaux et les sites de niche ou spécialisés. Je couvre rapidement ici les sites de base pour ensuite réserver les sites spécialisés pour un deuxième article dans quelques jours.

Sites de base

Au Québec, Généalogie Québec est certainement le site de base qui est presque la référence en généalogie. Que certains appelent aussi la collection de l’Institut Drouin. Voici comment le site se définit sur son site:

Généalogie Québec est un site de recherche par abonnement qui regroupe l’ensemble des collections et données généalogiques acquises par l’Institut Drouin au cours de son existence. Au total, 50 millions d’images et de fiches sont regroupées en 15 outils et collections divers couvrant l’ensemble du Québec ainsi qu’une partie de l’Ontario, des États-Unis et de le l’Acadie de 1621 à aujourd’hui. Généalogie Québec est de loin la plus grande collection de documents généalogiques et historiques québécois sur le Web.

Durant mes recherches, j’y vais presque chaque jour. Pour y accéder, vous devez vous abonner – environ $100 par année. Cependant, si vous êtes membre comme moi d’une Société de généalogie, cet outil peut être gratuit avec votre numéro de membre, comme avec la Société de généalogie des Cantons de l’Est. Il faut vérifier car le site n’est pas offert par toutes les Sociétés de généalogie régionales.

Parmi les 15 outils mentionnés, c’est là que vous trouverez, entre autres, la base de données Nécrologue qui contient par exemple près de 1 million de photos de pierres tombales au Québec ainsi que des millions d’avis de décès sur internet ou autres cartes mortuaires du même type.

Photos de Tima Miroshnichenko sur Pexels.com

Son moteur de recherche permet l’accès facile aux registres des paroisses – baptêmes, mariages et sépultures – et ce, depuis les début de la colonie au 17e sièle. Vous n’avez qu’à entrer un nom ou un couple et vous naviguez rapidement dans le passé.

Cependant, les données de ce site sont limitées à l’histoire généalogique du Québec, parfois certaines informations provenant de l’Acadie ou de l’Ontario (surtout francophone). Comme cela m’est déjà arrivé à quelques reprises, dès qu’un ancêtre s’exile aux États-Unis ou ailleurs, il disparaît de ces bases de données québécoises, un peu comme s’il n’avait pas existé ou qu’il décédait.

Il existe donc d’autres bases de données générales qui permettent de remédier à ces siuations avec une couverture beaucoup plus large. Un de ces sites, par exemple, met de l’avant ses plus de 15 milliards de données disponibles – pas millions mais bien de milliards. Pour ma part, je suis aussi abonné à Ancestry et aussi à MyHeritage qui sont des bases de données américaines qui incluent également les données du Québec. Ils me sont particulièrement utiles pour des ancêtres qui ont immigré en Nouvelle-Angleterre comme nous en avons chez les Langlois, les Paul et les Boulanger. American Ancestors est un autre site américain qui lui se spécialise dans les ancêtres des États de la Nouvelle-Angleterre. Ce site est le plus récent de mes abonnements. Il vient compléter grandement les autres sites auxquels j’avais déjà accès à mesure que je rencontre de plus en plus de nos ancêtres qui ont vécu dans le nord-est des États-Unis. De plus, son programme de publications, de cours et de conférences en histoire et en généalogie est assez impressionnant pour qui veut sortir un peu de notre petit nombril québécois.

Ces sites sont payants mais nécessaires pour vous permettre de naviguer à travers les nombreux obstacles quand vous pensez être dans une impasse au niveau de l’information. Dans ces sites, certains membres construisent même leur arbre généalogique à même le site dans un endroit réservé et qui sont proposés dans les résultats du moteur de recherche lorsque pertinents à ce que vous cherchez. Ils sont souvent très élaborés et peuvent grandement vous aider. Ces adeptes de leur généalogie familiale ont déjà fait une bonne partie de votre travail. Récemment, l’auteur d’un de ces arbres généalogiques m’a permis d’entrer sur son site qui répertoriait une partie de notre famille Boulanger. Une autre m’a aussi fait bénéficier de sa collection de plus de 200,000 personnes dans un énorme arbre généalogique consacré à la famille Paul. Notre famille immédiate des Paul au 20e siècle était justement un des éléments qui lui manquait. Collaboration gagnant-gagnant. Elle me donne accès au riche contenu de son site et je l’aide à le rendre encore plus riche avec mes données familiales.

D’autres sites du même genre existent mais n’ont pas l’ampleur de ces derniers, dont le site Mes Aieux, qui lui est gratuit, tout comme FamilySearch. Sans vouloir les mentionner tous, j’utilise aussi le site Geneanet.

L’article est déjà trop long pour aujourd’hui. J’en publierai un autre dans les prochains jours. Il couvrira de nombreux sites que j’appellerais des sites de niche ou des sites spécialisés qui ont un seul focus, souvent négligé par les sites généralistes. J’insisterai davantage sur les sites que j’utilise régulièrement pour m’aider dans mes recherches, particulièrement pour mettre de la viande autour de l’os, puisqu’un simple nom et une date dans une base de données ne font pas une histoire.



À PROPOS DE CE SITE

Ce site est géré par Guy Boulanger. Il se veut un complément d’un livre à publier éventuellement qui racontera l’histoire de ma famille, à savoir la lignée familiale des Boulanger, celle des Langlois, celle des Paul et finalement celle des Blais.

Ce site ne parle généralement que d’ancêtres qui sont décédés depuis des générations. Les articles sont élaborés à partir d’informations qui relèvent du domaine public.

À venir très bientôt sur le site

  • Notre Élisabeth Cretel – Sa traversée de l’Atlantique
  • Vivement un mariage!
  • Elles se marièrent et eurent beaucoup d’enfants
  • Les enfants oubliés de Georges et Joséphine
  • Les enfants oubliés de Georges et Joséphine – Joséphine Langlois
  • Élisabeth Cretel – Sa vie à Neuville
  • Album de photos – Qui se rappelle de l’École Hébert?
  • Les enfants oubliés de Georges et Joséphine – Gédéon Langlois
  • Notre premier ancêtre Claude Lefebvre Boulanger

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